mardi 3 juillet 2007

Le bouclier élyséen

C'est quand même dingue. Les médias et les quelques débris qui restent de l'opposition en seraient presque à me reprocher d'être partout, de m'occuper de tout. Certains imaginent même que j'aurais un jumeau, ce qui expliquerait mon omniprésence, c'est dire.

Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. L'important pour moi, ce sont les français. Je crois qu'ils portent un autre regard, plus positif, sur ma démarche.

Dans un précédent post, il est vrai, je vous avait confié la vocation essentiellement "communicante" de mon gouvernement, taillé pour plaire au microcosme médiatique.

Un gouvernement d'affichage, mis sous tutelle de ma garde rapprochée Elyséenne, chacun étant marqué à la culotte par mes proches collaborateurs.

Mon fidèle ectoplasme, qui a fait son discours de politique générale aujourd'hui devant les députés, étant lui même sous mon contrôle direct et celui du Vice-Président, ...euh... , du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. François est très bien, malléable à souhait, mais trop influençable. Lui aussi doit être chaperonné.

Je ne sais pas vraiment déléguer. Pour tout dire, je ne veux pas partager mon pouvoir. Surtout pas avec eux. Je les connais bien. J'ai longtemp baigné dans le marigot dans lequel ils trempent.

Pour le moment ils sont tout sucre et tout miel, reconnaissants envers moi de les avoir porté à la victoire mais très vite, ils vont se retourner, leurs instincts reprendront le dessus et ça va à nouveau être le bordel.

C'est pour cela que dès maintenant, au seuil de mon premier mandat présidentiel, je bétonne mes fortifications, je place mes défenses autour de ma citadelle, je verrouille la place forte du pouvoir, l'Elysée, je m'assure de ma mainmise et de mon emprise totale sur l'ensemble des prérogatives de mon mandat, allant même, dans ma pratique de la Constitution, jusqu'à mordre au delà des limites qu'elle me fixe. Quelle importance ? si je veux, je la change !

Que les résidus du pouvoir chiraquien, retranchés au Conseil Constitutionnel essaient de m'en empêcher, j'ai désormais la haute main sur l'avenir de leur mentor...

7 commentaires:

Moonbloggeur a dit…

Petit reportage sur la vie trépidante de monsieur le Président : http://monstjeandebraye.over-blog.com/article-11066080.html

dragonet25 a dit…

on pourrais presque croire que c'est vraiment ecrit par lui meme !!
c'en est presque effrayant!!!
mais très drole quand meme
a+
dragonet25

MonElysee a dit…

@ Moonblogueur : merci pour le lien vers cette vidéo à la gloire de mon omnipotence.
@ Dragonet : en douteriez-vous ? Merci pour vos compliments. Mais je n'ai aucun mérite. Il suffit d'être soi-même.

LeVoix a dit…

Cher père noe... euh président!

Je t'écris ce mail car j'ai fortement été touché par ton petit message sur mon blog...

Même si tu es petit et laid et que tes oreilles et ton nez me font peur... je viens de t'ajouter à ma blogroll... ^^

Bonne continuation... et vasy molo avec sego (en fait je m'en fiche c'était pour la rime...^^)

Byebyeeeee

LeVoix

nouvelle video vers 23h! eheh ^^

http://levoix.canalblog.com

MonElysee a dit…

@ Le Voix. Un grand merci pour ton soutien et pour ton lien. Je dois cependant corriger quelques erreurs dans tes propos. Tout d'abord, je ne suis pas petit. Je fait presque 1,60 m, à 4 cm près.

Pour mon nez et mes oreilles je ne vois pas pourquoi elles te font peur. J'ai pourtant le même profil que les statuts grecques... Je ne comprends vraiment pas.

J'apprécie énormément tes prises de paroles. Continue, j'en serais un fidèle spectateur. Tu peux me faire confiance. Je ne suis pas du genre à trahir.

Tonton a dit…

Toujours autant d'humour dans vos caricatures, qui bien que très acides sont très drôles.
Bonne continuation,
Cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.com

MonElysee a dit…

Cher confrère, merci pour vos compliments, éclairés par l'expérience de vos deux septennats.

Vous aurez remarqué que ces temps-ci je poste fort peu sur mon blog. Il faut dire que je suis toujours "sur le pont" entre Bruxelles, Alger, et encore demain, à Epinal pour mon discours sur les institutions...

Pour autant, rassurez-vous, je ne tarderais pas à partager à nouveau avec vous ma nouvelle vie, pour continuer à vous faire découvrir, de l'intérieur, le grand dessein que je construis pour notre pays.

 
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