Alors que je vais bientôt fêter mes 4 mois de présidence, un premier bilan s'impose. Je suis heureux de voir a quel point ma stratégie de communication fonctionne a merveille.
Mes gesticulations et mon omniprésence médiatique, même en période estivale, expriment une rupture forte, donnant le sentiment d'un président à l'écoute, empathique, concerné et prompt à apporter des réponses, même si celles-ci sont souvent démagogiquement disproportionnées quand elles ne sont pas complètement inappropriées.
Le succès éclatant de ma stratégie d'ouverture, à la hauteur de la légende du joueur de flûte dont les frères Grimm ont fait le récit, vient renforcer ce sentiment en donnant l'image d'un rassemblement de toutes les bonnes volontés, au delà de toutes considérations partisanes, pour apporter les réponses que notre pays attend. Une impression de «tous ensemble» que l'on voit mal se terminer par un échec.
Tout cela donne le sentiment que je vais réussir à mener les réformes nécessaires au renouveau français.
Cela camoufle parfaitement mes déjà nombreuses reculades, cache aisément ce qui pourtant devrait sauter aux yeux au simple regard du fil rouge qui transparait pourtant de mes différentes prises de positions.
Presque personne ne se rend compte que ma rupture n'est et ne sera en fait qu'une parfaite continuité de l'action de mes prédecesseurs :
- soigneusement mise en valeur par un tout nouvel emballage aux couleurs éclatantes et tape à l'oeil, fruit d'une réflexion marketing aboutie, une politique économique de droite passéiste et archaïque centrée sur les vieux schémas opposant capital et travail. Mon soutien à Bush étant l'un des symptômes les plus évidents de mon attachement à cette ligne de pensée rétrograde et dépassée.
- la perpétuation d'une politique africaine aux relents nauséabonds de néo-colonialisme et aux racines idéologiques des pires pré-suposés coloniaux de la fin du 19 ème siècle
- un manque de courage politique pour mener à bien les réformes et même simplement les enclencher, en démarrant par les cadeaux, comment croire que j'oserais ensuite mettre en place une politique de rigueur et d'austérité ?
Pardon, non, ce n'est pas le terme idoine. Nous n'utiliserons donc pas le terme rigueur mais l'expression «effort constant et sélectif de revalorisation des finances publiques». C'est un peu plus long mais nettement moins anxyogène. Je remercie Claude et François de nous avoir repris, moi et Christine. Pour une fois qu'il me sert à quelque chose ce premier ministre...
Mes ministres, quand c'est pas moi qui les reprend pour les désavouer, c'est l'un de mes chiens de garde qui s'en occupe. Je crois qu'ils aiment ça.
Mes gesticulations et mon omniprésence médiatique, même en période estivale, expriment une rupture forte, donnant le sentiment d'un président à l'écoute, empathique, concerné et prompt à apporter des réponses, même si celles-ci sont souvent démagogiquement disproportionnées quand elles ne sont pas complètement inappropriées.
Le succès éclatant de ma stratégie d'ouverture, à la hauteur de la légende du joueur de flûte dont les frères Grimm ont fait le récit, vient renforcer ce sentiment en donnant l'image d'un rassemblement de toutes les bonnes volontés, au delà de toutes considérations partisanes, pour apporter les réponses que notre pays attend. Une impression de «tous ensemble» que l'on voit mal se terminer par un échec.
Tout cela donne le sentiment que je vais réussir à mener les réformes nécessaires au renouveau français.
Cela camoufle parfaitement mes déjà nombreuses reculades, cache aisément ce qui pourtant devrait sauter aux yeux au simple regard du fil rouge qui transparait pourtant de mes différentes prises de positions.
Presque personne ne se rend compte que ma rupture n'est et ne sera en fait qu'une parfaite continuité de l'action de mes prédecesseurs :
- soigneusement mise en valeur par un tout nouvel emballage aux couleurs éclatantes et tape à l'oeil, fruit d'une réflexion marketing aboutie, une politique économique de droite passéiste et archaïque centrée sur les vieux schémas opposant capital et travail. Mon soutien à Bush étant l'un des symptômes les plus évidents de mon attachement à cette ligne de pensée rétrograde et dépassée.
- la perpétuation d'une politique africaine aux relents nauséabonds de néo-colonialisme et aux racines idéologiques des pires pré-suposés coloniaux de la fin du 19 ème siècle
- un manque de courage politique pour mener à bien les réformes et même simplement les enclencher, en démarrant par les cadeaux, comment croire que j'oserais ensuite mettre en place une politique de rigueur et d'austérité ?
Pardon, non, ce n'est pas le terme idoine. Nous n'utiliserons donc pas le terme rigueur mais l'expression «effort constant et sélectif de revalorisation des finances publiques». C'est un peu plus long mais nettement moins anxyogène. Je remercie Claude et François de nous avoir repris, moi et Christine. Pour une fois qu'il me sert à quelque chose ce premier ministre...
Mes ministres, quand c'est pas moi qui les reprend pour les désavouer, c'est l'un de mes chiens de garde qui s'en occupe. Je crois qu'ils aiment ça.













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