mercredi 28 novembre 2007

Premières chaleurs ?

Et voilà ! Je m'absente un peu pour aller combattre pour les droits de l'homme en Chine et à mon retour ils m'ont foutu le feu au pays ! Je peux pas leur faire confiance. Impossible de leur laisser les manettes du pays une seconde ... Dire que certains me critiquent de les chaperonner constamment et même de faire moi-même leur boulot. J'espère que cette fois ci ils ont compris pourquoi je fonctionne comme cela.


Ils auraient pourtant dû savoir, mes ministres ! Alors que j'étais ministre de l'intérieur en 2005, après avoir allumé le feu par différentes prises de paroles démagogiques, insultantes et provocatrices, j'avais, suite à la mort des deux jeunes electrocutés, fait une bourde monumentale en affirmant d'emblée qu'ils n'avaient pas été poursuivis par la police. Affirmation démentie par la justice dans les jours qui ont suivis. Un mensonge d'Etat qui avait alors eu un effet démultiplicateur sur la crise.


Quand on ne sait pas, on ferme sa gueule. Surtout quand l'on représente l'Etat et le gouvernement. Alors forcément, les gens doutent aujourd'hui. Devant tant d'empressement a donner les résultats d'une enquête à peine enclenchée.


Et l'opposition de surenchérir par un discours selon lequel on ne s'est pas occupé des quartiers. C'est complètement faux. Dès mon arrivée au pouvoir j'ai fait doter les ghettos de riches avec un magnifique bouclier fiscal. Si l'on trouve les budgets, la panoplie sera complétée dans les semaines qui viennent par un autre, en kevlar.


Ensuite seulement on s'occupera peut-être des quartiers défavorisés et de leur population.


D'abord en décuplant la tendance, déjà mise en oeuvre, de militarisation de l'équipement policier. Flashball, taser, drones... Ensuite en veillant à l'efficacité des mesures de prévention. En réduisant toujours plus encore le nombre de travailleurs sociaux, dont les éducateurs ou encore les animateurs socio-culturels, déjà quasiment réduit à une peau de chagrin.


Heureusement que je peux m'appuyer sur le bon bilan de Jean-Louis Borloo en matière de rénovation des quartiers difficiles et sur l'action magistrale à venir qu'est en train de construire Fadela. Bon, il faut reconnaître que la rénovation Borloo s'est un peu perdue en route, elle n'est pas encore arrivée sur place. Et le budget alloué à l'action du secrétariat d'Etat de Mme Amara est, pour sa part, ridicule au regard des ambitions. Une bonne base de départ pour atteindre une pleine résolution de ces problèmes.


Je parle de bilan mais j'oublie le mien. Combien d'année déjà au ministère de l'intérieur avant ma candidature (et même pendant) ? Peu importe, grâce à moi, de jeunes policiers mal payés, pas formés pour travailler dans ces conditions peuvent découvrir le métier dans les meilleures conditions au plus près de la population des quartiers déshérités. Des policiers pas respectés par leur hiérarchie, livrés brut de décoffrage à l'action au service du citoyen.


Je suis très inquiet. Il y a a peine quelques semaines on parlait de la première épreuve du feu de mon quinquennat. Mais il était question des grèves. J'en suis brillamment sorti vainqueur. Non. Une autre peut se présenter très prochainement. Bien plus difficile à gérer.


Imaginez qu'à nouveau la justice viennent contredire totalement les premières affirmations du gouvernement . Que se passerait-il ?



lundi 12 novembre 2007

Parce que je le vaux bien !

Oui, je me suis augmenté, et alors ? Vous pensez que ce n'est pas mérité ?

Me voila enfin presque au niveau de la plupart des autres chefs de l'Etat. La même rémunération qu'Angela Merkel, ma collègue allemande...

Bon, c'est vrai, elle paye un loyer pour son logement de chancelière. Mon voyage à Cardiff aurait été considéré comme privé en allemagne, et j'aurais du le payer de ma poche. Mais on est en France et j'en suis bien heureux. Si je commençais à payer ce genre de dépenses, comme celles de mes vacances à Wolfeboro, 200 000 € pour l'avion présidentiel, il ne me resterait plus grand chose pour régler la pension alimentaire de mon ex.

Est-ce qu'on leur demandait à Louis XIV et à Napoléon, de payer les croissants ? Alors il n'y a pas de raisons qu'on me le demande à moi, Sa Suprême Légitimité, votre Bling Bling President.

De mauvaises langues, durant la campagne et encore aujourd'hui, m'ont constamment dénigré et diabolisé, me présentant comme un caractériel assoiffé de pouvoir.

Oui, je le reconnais. Le pouvoir, au sens politique, était l'un de mes objectifs. Mais seulement un objectif mineur. Je ne vais pas vous refaire Gainsbourg comparant la chanson à la peinture, vous avez parfaitement compris.

Mon véritable rêve, c'est la richesse, la vraie, la grande. Le flouze, le grisbi, le blé, le pèze, les pépèttes, la fraîche, le pognon. Des mecs comme mon pote Stéphane Richard (qui porte bien son nom), le dircab de Christine, je suis en admiration devant leur ascension pécuniaire fulgurante.

C'est un bien piètre procès d'intention que de pointer ainsi du doigt mon augmentation, somme toute méritée. Ce n'est pas avec une si faible rémunération que je vais m'enrichir.

Ce rêve qui m'habite, je remet sa réalisation à plus tard, à une bien autre échelle que ce ridicule argent de poche augmenté d'à peine 206 %

Pour l'instant, je me concentre sur autre chose : je m'occupe de vous, veinards !


Sarkofric et sarkozy
Vidéo envoyée par sarkophage

mardi 9 octobre 2007

Une République irréprochable

C'était l'une des promesses majeures de ma campagne présidentielle. En passant après Chirac, il n'est même pas question pour moi de parler, comme Lionel Jospin le pire ennemi du PS, de droit d'inventaire. Au sujet de mon prédécesseur, il vaudrait mieux parler de droits du procureur. Avec moi, c'est enfin terminé l'Etat chiraquien, ses passes-droits et sa méritocratie affairiste.

Pour marquer la rupture avec ces pratiques d'un autre âge, j'ai décidé de frapper un grand coup. En dépénalisant le droit des affaires. Comme cela, plus de comportements délictueux. Fini, terminé, que dchi, nada, plus rien. Alors que l'on apprend les démélés judiciaires de Monsieur Gautier-Savagnac et les délits d'initiés massifs concernant EADS, c'était bien le moins que l'on pouvait attendre de moi...

Et le symbole, l'emblême, que dis-je, l'icone de cette nouvelle ère sera mon fidèle Jean-François. Son comportement exemplaire, au dessus de tous soupçons devrait rapidement lui valoir le surnom inoxydable d'incorruptible. En secret ses admiratrices au sein du gouvernement le surnomment déjà Elliot. J'ai cru, l'autre jour, voir l'émoi étreindre ma Garde des Sceaux, alors qu'elle observait sa silhouette de play boy vieillissant s'éloigner inexorablement.

Sa grandeur d'âme, sa générosité légendaire, son humilité comparable a celle du Mahatma Gandhi, son empathie à l'égard des plus faibles et des plus déshérités, son altruisme sans faille font de lui l'image même de cette nouvelle époque que j'ouvre pour notre pays, dans un esprit éthique et toc, empreint du respect de tous, quelques soient nos différences.

Jean-François, oui. Lui et pas un autre. Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, député-maire de Meaux, ancien ministre du budget. Voilà un homme à qui il n'arrivera jamais de mélanger les genres. Ce n'est pas lui qui friserait le conflit d'intérêt ou le trafic d'influence. C'est un Saint vous dis-je.

Il n'irait jamais, en plus de ses déjà très nombreuses fonctions, travailler pour un cabinet d'avocats d'affaires en charge de dossiers dans lesquels l'Etat est partie prenante. Ce n'est pas son genre.

Pas lui. De toute façon l'argent ne l'intéresse pas. S'il travaille plus, ce n'est pas pour gagner plus. Il est là pour servir. Pas pour se servir. L'exemplarité incarnée. Un point c'est tout.




Jean-François Copé le super-cumulard
Vidéo envoyée par Le_Grand_Schtroumpf

lundi 8 octobre 2007

Neurone story

J'ai les neurones qui commencent à ressembler à une réunion de parlementaires UMP. Si, si. Parfaitement. Comment osez-vous remettre en doute ma parole ? Cela ne se fait pas !

Primo, c'est un crime de lèse «Sa Suprême Légitimité». Deuzio, si moi je ne sais pas ce que c'est une réunion de parlementaires UMP, où va-t-on ?

Je vous le dis, ça part dans tous les sens, c'est totalement incontrôlable, ça fait un bruit assourdissant. Résultat : l'impression d'avoir son crane réduit en miettes, le sentiment d'un trou béant, énorme, au milieu du front, transpercé par une force démesurée, aspirant tout vers le néant.

Non. Je n'exagère pas, c'est bel et bien la description adéquate, le portrait exact, la formule idoine. Et je peux vous dire qu'en vocabulaire, je m'y connais. Heureusement d'ailleurs. Sinon comment ferais-je, pour habiller les réactions intempestives et calmer les attentes de plus en plus exacerbées et pressantes de mes affidés populistes, euh, pardon, populaires.

D'abord au sein du gouvernement. Le parler vrai de Lagarde et de Fillon sur la faillite et sur la rigueur.

Ensuite les parlementaires, ça fait 2 mandats chiraquiens qu'ils attendent .... Là, ils se disaient, ça y est. Avec Nicolas, c'est fini la droite timorée, hésitante, qui sursaute quand elle croise son ombre. Terminé la couardise droitière qui bat en retraite au premier manifestant sur le pavé. Plus de poltrons chez les réacs. On assume pleinement ses idées et on les met en acte.

Ils veulent l'affrontement frontal, ils sont pressés de voir la mise en oeuvre de l'entreprise de démolition du modèle social français. «Bon, c'est quand qu'on bouffe du fonctionnaire ?»

Je fais tout mon possible pour essayer de les calmer, de leur expliquer que ce n'est pas aussi simple, qu'on ne rentre pas dans la gueule des gens de plein fouet comme ça. Qu'on peut niquer les français mais que ça se passera mieux en y mettant un peu les formes quand même ... Qu'après ça on risque de ne plus m'aimer... Et ça, j'ai du mal, ça me bloque...

Mais rien n'y fait. Ils ne veulent rien comprendre. Cela ne fait pas 6 mois que je leur ai offert une retentissante victoire qu'ils n'espéraient plus, et déjà ils sont prêt à me brûler .... Ils en ont marre de devoir attendre encore, toujours plus, j'arrive pas à leur faire comprendre ma stratégie d'ouverture. C'est le détail qui les fait craquer. Devoir en plus supporter la consécration de gens de gauche, là, c'est plus possible. Besson, Kouchner, DSK, .... C'en est trop. C'est au bord de la nausée que je les emmène ....

samedi 6 octobre 2007

Généralicide


Je commence à entendre, de-ci, de-là, de nombreuses réactions disant que je bouge beaucoup, certains me qualifiant même de ventilateur, et insinuant que la rupture serait peu visible dans mes actes, d'autres allant jusqu'à oser parler de reculades nombreuses ou d'immobilisme de ma part.

S'il est un domaine dans lequel on ne peut pas dire cela, c'est bien celui des affaires étrangères. Même si cela reste encore peu visible, en pratique, la rupture est déjà consommée et évidente. Pour la visibilité, ce n'est qu'une affaire de semaine. Patientez un peu. Elle sera éclatante, pour ne pas dire explosive. Vous allez voir ce que vous allez voir.

La politique étrangère française, telle qu'elle existait jusqu'à ma prise du pouvoir, était fondée sur plusieurs grands principes, posés par l'un de mes illustres prédécesseurs, le légendaire Charles de Gaulle.

L'indépendance nationale par exemple, surtout vis à vis des Etats-Unis d'ailleurs. Un vieux truc désormais bon pour être rangé dans les vieux souvenirs, enrobé de naphtaline.

Désormais nous serons pleinement alignés sur la politique étrangère américaine. Et pas n'importe laquelle. La pire qui soit, celle portée par les néo-conservateurs ultra bellicistes qui entourent George, mon copain.

Fini la ligne originale portée par la France, fini cette parole indépendante et son impact équilibrant sur les relations internationales.

Maintenant que c'est moi le patron je conduit notre pays à rejoindre la ligne dure portée par les Etats Unis et la droite israëlienne. Voilà les nouveaux partenaires dont la ligne idéologique conduira notre vision du monde.

Fini la proximité diplomatique forte avec le monde arabe qui nous permettait parfois de jouer les médiateurs.

Maintenant, enfin, grace a moi, notre pays rejoint le camp de l'occident. Bon, c'est vrai, je n'ai pas encore atteint le haut niveau de compréhension et d'analyse géostratégique de mon pote Debeuliou, mais j'arrive quand même à comprendre deux ou trois évidences.

Donc je refuse qu'on me parle d'analyse caricaturale du monde, c'est bien d'un conflit de civilisation qu'il s'agit. Un conflit à portée religieuse.

Mais je m'emballe. Oui j'ai choisi notre camp. Pour vous, pour nous. Parce que vous ne savez pas et que je sais pour vous. Ne suis-je pas «Sa suprême légitimité» ?

Certains me disent «En t'alignant tu va faire perdre du poids et de la marge de manoeuvre à la France». Je m'en tape. Pour moi, l'essentiel, l'important, c'est de nous ranger du coté de l'axe du «Bien» virginal. Oui, parfaitement, virginal.

"Drrrriiiiiiinnnnggggg !!!!" Excusez-moi, c'est le téléphone.

.... "Allo ? Oui Michèle ? Quoi ??? Trois attentats coordonnés à Paris ? Combien ? 245 morts ???!! Mais comment ont-ils pu oser ? Cela ne fait même pas deux semaines que les Etats-Unis et Israël ont bombardé Téhéran, et à peine trois jours que les soldats français ont rejoint les marines ..., seul soutien international à la courageuse action militaire américano-israëlienne ...."

vendredi 28 septembre 2007

Le scoop présidentiel

Mes ministres n'arrêtent pas de me griller la politesse en vendant la mèche de façon prématurée. D'abord Lagarde avec le plan de rigueur, puis Fillon avec la réforme des régimes spéciaux, enfin, Borloo avec le moratoire sur les OGM...

Y-a pas de raison. Moi aussi je peux le faire. Tout le monde se moque de moi quand je dis que la croissance je vais aller la chercher.

Et bien ils vont tous déchanter quand ils vont savoir comment. Une bonne guerre. Oui. Vous avez parfaitement entendu.

Avant la fin 2007 moi et Deubeuliou nous aurons déclaré la guerre à l'Iran. Et on y sera. Enfin nos troupes, j'veux dire...

Une bonne petite guerre préventive, au mépris du Droit international, dans la droite ligne du concept lancé par mon maître à penser. Je luis doit tout. En piteuse situation dans son pays à l'aube des prochaines élections présidentielles américaines, il a décidé d'enfoncer encore plus profond son pays et la planète dans la mouise, une véritable stratégie de la terre brulée...

Et je cours derrière lui, quand je ne le devance pas. Finie la politique étrangère indépendante de la France. Je lui fais faire un virage à 180 °. Notre pays va rentrer sagement dans l'OTAN, et mon ministre d'ouverture, Bernard Kouchner se fait plus belliciste que Bush.

La politique étrangère de la France n'est plus à vendre, elle a été soldée à George.

Grâce à lui je vais avoir très vite l'occasion de jouer avec le hochet militaire, attribut réservé aux chefs de l'Etat...

dimanche 9 septembre 2007

Human Bomb

Même si il est vrai que je n'arrive pas à engager les réformes nécessaires - mais qui vous dit que je souhaite vraiment le faire ?- que je suis plus dans la représentation, dans l'apparence que dans l'action, ma position présidentielle et mon talent pour me vendre font que je suis installé pour longtemps dans une situation très confortable sur le plan de la popularité.

Mon opposition ? Elle n'est pas à gauche. Après avoir siphonné le réservoir idéologique du Front National, pour l'utiliser à mon profit, durant la campagne, et assurer ainsi mon élection, j'ai ensuite siphonné le réservoir humain du PS.

Rien à craindre de leur part. Ils ne sont plus crédibles, ou si peu, et si un discours intelligent s'y faisait jour, il aurait du mal à transpercer dans le brouillard épais qui enveloppe la gauche. J'ai su récolter les fruits de l'autisme et de l'incapacité des socialistes français à se remettre en question. Et mantenant, j'en profite pour leur faire faire un glissement idéologique, toujours plus vers moi ... Du caviar, j'vous dit ! Je joue sur du velours.

Mais alors, me direz-vous, où se situe donc vos opposants ? Au Centre ? Non, mon hold-up y a également réussi de façon éclatante grace à l'ersatz que l'on appelle, par pudeur, Nouveau Centre. Morin All Stars aurait fait un peu déplacé. De son coté, le modem est complètement aux fraises, inaudible.

Mais où alors ? Où est la menace pour moi ? A droite. Oui. Villepin est mon principal ennemi, mais il est bien englué sur le plan judiciaire et reste très peu dangereux.

En fait, mon principal ennemi, il est à l'Elysée. C'est une bombe à retardement. Quand je vous dis que Cécilia n'a de comptes à rendre à personne c'est clair, non ? Elle est incontrôlable. Et après, c'est à moi d'improviser pour essayer de préserver un semblant de crédibilité. Mais vais-je réussir à récupérer le coup les prochaines fois ? Dieu seul sait ce qu'elle me prépare ...

Je suis sous influence matriarcale. C'est mon histoire personnelle qui veut ça. Les femmes au caractère fort et bien trempé m'ont toujours entouré, rassuré.

Regardez Rachida par exemple. Il va falloir qu'elle fasse attention devant Cécilia. Quand elle parle de moi comme ça, me qualifiant de «Suprême légitimité», vous n'imaginez pas quel effet ça me fait. J'adoooooore....

Elle me connait bien, elle sait comment me prendre, me flatter, me toucher en plein coeur. Quand elle parle de moi, ce sont des mots doux qui résonnent à mes oreilles...

Et puis oui, après tout, ne pensons pas aux esprits chagrins qui viennent me gâcher le plaisir par des considérations constitutionnelles sur la séparation des pouvoirs. Prenons le plaisir là où il est dans l'instant présent. Carpe diem ! Après tout, rien ne dit que ça va durer...

samedi 8 septembre 2007

Placage précoce

Ma stratégie économique est mal engagée. Après l'impact néfaste de la crise financière estivale, la mauvaise gestion de celle-ci par Christine Lagaffe, la soeur de Gaston, connue pour être ma ministre de l'économie, elle voulait pas quitter son stage de plongée, voilà mon joker pour relancer la croissance qui s'effondre.

Moi qui comptais sur le parcours sans faute de l'équipe de France de rugby pour redonner le morale aux français, pour les enthousiasmer progressivement jusqu'à la victoire en finale avec la vision enchanteresse de l'équipe de mon ami Bernard Laporte ainsi portée aux nues. Chaque match gagné redonnant un peu plus d'euphorie au pays pour se terminer en apothéose avec la conquête du titre mondial.

J'avais pourtant tout fait pour m'accaparer l'équipe de France, moi et mes ministres n'arrêtons pas de leur faire des visites. L'idée étant d'associer l'image de cette marche triomphante vers la victoire de nos rugbymans à celle de mon équipe gouvernementale qui en a bien besoin, n'alignant ni les essais ni les transformations.

C'était ma carte maîtresse. Même si la France peut encore être championne du monde, la chose parait quand même très mal partie. Encore une fois, je vais devoir aller moi-même mouiller le maillot pour aller la chercher avec mes petits bras musclés et marquer l'essai entre les poteaux.

A voir ce début de compétition, c'est président de Nouvelle-Zélande que j'aurais du être. Leur démonstration face aux italiens est à l'aune de ma puissance de feu.

Je suis seul contre tous. Les autres pays ainsi que des organismes internationaux à l'expertise reconnue en matière économique, pointent du doigt l'incohérence de mes choix politiques en la matière par rapport aux besoins avérés de l'économie française et surtout, de mes engagements.

Mais je vais leur donner tort. A tous. Je compte sur mon aura et sur mes incantations pour amener le déclic et nourrir une croissance déferlante. C'est la confiance dans ma politique qui amènera mes concitoyens à y contribuer activement par une frénésie de consommation.

J'ai quand même un petit doute, mon aura aurait quand même déjà du produire quelques effets... Non ? Qu'en pensez-vous ?


mardi 4 septembre 2007

Sarkoshow, le top de l'esbrouffe

Dans mon précédent billet vous m'avez vu me vautrer dans une autosatisfaction ostensible concernant la pleine réussite de mon plan de communication. L'euphorie n'est pas retombée et je crois que je vais céder à la mode des jeux participatifs à l'instar de nombreux autres collègues blogueurs.

Pour célébrer le succès de mon omniprésence médiatique estivale, pas sur mon blog mais de par le caractère innombrable de mes communiqués de presse estivaux, je vous invite à participer au Sarkoshow, le top de l'esbrouffe !

Dès maintenant, en commentaires, indiquez-moi quelle a été, selon-vous, mon intervention ou action estivale la plus marquante en matière d'esbrouffe, d'épate, de frime, de cabotinage, de boniment, d'imposture.

Vos propositions seront alors soumises au vote dans le cadre d'un sondage sur ce blog.

Alors, lequel a le plus retenu votre attention ? L'épisode «Mata-Hari chez Kadhafi», les multiples séquences, un peu redondantes je le reconnais, «Nico a réponse à tout», «Une malade imaginaire sur la cote Est», «Falcon connection», «Nanard saute sur Bagdad», «Panique sur le CAC 40», etc... A vous de jouer !

Soutenez Mon Elysée en affichant la bannière du «TOP de l'esbrouffe» sur votre blog. Le code à copier-coller est disponible sur le site «Les influenceurs»

Construire le sentiment du changement

Alors que je vais bientôt fêter mes 4 mois de présidence, un premier bilan s'impose. Je suis heureux de voir a quel point ma stratégie de communication fonctionne a merveille.

Mes gesticulations et mon omniprésence médiatique, même en période estivale, expriment une rupture forte, donnant le sentiment d'un président à l'écoute, empathique, concerné et prompt à apporter des réponses, même si celles-ci sont souvent démagogiquement disproportionnées quand elles ne sont pas complètement inappropriées.

Le succès éclatant de ma stratégie d'ouverture, à la hauteur de la légende du joueur de flûte dont les frères Grimm ont fait le récit, vient renforcer ce sentiment en donnant l'image d'un rassemblement de toutes les bonnes volontés, au delà de toutes considérations partisanes, pour apporter les réponses que notre pays attend. Une impression de «tous ensemble» que l'on voit mal se terminer par un échec.

Tout cela donne le sentiment que je vais réussir à mener les réformes nécessaires au renouveau français.

Cela camoufle parfaitement mes déjà nombreuses reculades, cache aisément ce qui pourtant devrait sauter aux yeux au simple regard du fil rouge qui transparait pourtant de mes différentes prises de positions.

Presque personne ne se rend compte que ma rupture n'est et ne sera en fait qu'une parfaite continuité de l'action de mes prédecesseurs :

- soigneusement mise en valeur par un tout nouvel emballage aux couleurs éclatantes et tape à l'oeil, fruit d'une réflexion marketing aboutie, une politique économique de droite passéiste et archaïque centrée sur les vieux schémas opposant capital et travail. Mon soutien à Bush étant l'un des symptômes les plus évidents de mon attachement à cette ligne de pensée rétrograde et dépassée.

- la perpétuation d'une politique africaine aux relents nauséabonds de néo-colonialisme et aux racines idéologiques des pires pré-suposés coloniaux de la fin du 19 ème siècle

- un manque de courage politique pour mener à bien les réformes et même simplement les enclencher, en démarrant par les cadeaux, comment croire que j'oserais ensuite mettre en place une politique de rigueur et d'austérité ?

Pardon, non, ce n'est pas le terme idoine. Nous n'utiliserons donc pas le terme rigueur mais l'expression «effort constant et sélectif de revalorisation des finances publiques». C'est un peu plus long mais nettement moins anxyogène. Je remercie Claude et François de nous avoir repris, moi et Christine. Pour une fois qu'il me sert à quelque chose ce premier ministre...

Mes ministres, quand c'est pas moi qui les reprend pour les désavouer, c'est l'un de mes chiens de garde qui s'en occupe. Je crois qu'ils aiment ça.

samedi 1 septembre 2007

Sarkomingback

Me revoilà. Enfin de retour à la lanterne pour ce premier week-end de septembre. Je me sens mieux là bas que dans l'effervescence parisienne !

Cela faisait longtemps que je n'avais pas publié. Votre impatience marquée est très nettement perceptible dans les derniers commentaires. Mais voilà, tout va mieux, ce manque va être comblé, votre dose régulière de prose présidentielle est de retour. Pas de sevrage en vue, plutôt une overdose, et cela dès les prochaines semaines pour les moins résistants.

J'ai voulu vous préserver. Les vacances des lecteurs de mon blog sont sacrées. J'espère que vous avez également passé de bonnes vacances.

Pour les miennes, vous devriez déjà tout savoir par la presse. Mes nombreuses frasques estivales, quasi quotidiennes, n'ont probablement pas du vous échapper. La « politique de papa » c'est fini ! Maintenant ce doit être le spectacle 24 heures sur 24.

Un vrai catalogue que je vais essayer de récapituler de manière quasi exhaustive. Indiquez moi en commentaire si vous aviez tout remarqué, si vous aviez loupé un épisode ou encore si j'en ai moi-même oublié un.

J'ai passé des vacances très agréables invité par des amis aimables et fortunés. Pourtant, ces vacances avaient très mal démarrées avec cette agression sauvage dont j'ai été victime alors que j'étais tranquillement sur mon bateau à Wolfeboro.

Les coupables : deux journalistes américains qui cherchaient insidieusement à porter atteinte à ma vie privée. Je les ai ensuite calmés rapidement grace à mon imposante autorité et à mon sens légendaire de la diplomatie.

Me prendre en photo torse nu, non mais ! Pour que tout le monde se rende compte que ma pratique du jogging médiatique, trop récente, n'est forcément pas encore venu à bout de mes rondeurs ...

Un bel été oui, durant lequel moi et mes proches n'avont jamais quittés les feux de l'actualité. De ma Cécilia à l'image froide et peu amène j'ai su faire, dans l'affaire des infirmières bulgares, une héroïne de film noir, à la Greta Garbo, mélant diplomatie secrète, commerce international de l'armement avec un léger parfum de contre-espionnage...

N'empêche que la voilà qui traine encore des pieds dans son rôle éminent de femme du président... Pendant deux jours entiers j'ai essayé de la convaincre de venir avec moi participer au pique-nique organisé par George et bien, pas possible de la décider.

Il a fallu que je lui fasse un mot d'excuse pour raisons médicales. C'est pas la première fois, déjà au G 8 elle m'avait fait les mêmes caprices. Que voulez-vous, je suis obligé de céder à chaque fois, c'est pas moi qui commande !

Ce pauvre George, il n'a pourtant pas la gâle, je ne comprends pas pourquoi tout le monde le fuit, sauf moi. Qu'est ce qu'il était heureux de me voir ainsi présent à son chevet, lui mon modèle, lui l'incarnation du modernisme et de l'avant-gardisme.

Pour mettre en évidence plus officiellement que par cette visite estivale amicale mon soutien inconditionnel au président américain j'ai envoyé Bernard l'exprimer plus clairement sur le terrain à Bagdad, ce qui n'a pas manqué de réjouir grandement W.

Mais revenons à ma mission , le service de la France. Grace à une équipe solide et efficace que j'ai amené dans le Falcon qui suivait mon avion d'Air France comme un petit chien son maître, j'ai su réagir rapidement au moindre événement et fait divers, sachant faire preuve de compassion intéressée et sortant promptement une solution. Je sais donner l'impression de l'efficacité. C'est comme cela que j'ai su vous convaincre. La réactivité est l'un de mes maîtres-mots.

La prise en otage de l'impact émotionnel des faits divers en est un autre. Cela fait longtemps que j'ai compris tout ce que je pouvais en retirer comme bénéfices, depuis cela a porté ses fruits au delà de toutes mes espérances...

Je vous ai promis une république irréprochable ? Je me dois donc d'être transparent sur le coût de mes vacances. Ce sont mes amis qui ont payé la location de la maison à 22 000 € la semaine. Par contre, le coût d'utilisation du Falcon sur les deux semaines, en comprenant mon aller-retour pour venir à Notre Dame de Paris, vous aura coûté 200 000 €.

Bon, c'est pas tout ça mais les soirées « photos de vacances » et la nostalgie, c'est pas pour moi. Je m'en lasse rapidement. Il va falloir que je vous abandonne pour aller réviser mon rugby. Après mes déjà si nombreux succès en si peu de temps depuis mon élection, en ce dernier trimestre mon objectif majeur pour les français, c'est de gagner la coupe du monde de rugby.

Bernard, c'est mon pote. Tous les deux, on est comme larrons en foire. On se ressemble tellement. Nous sommes des meneurs d'hommes. Quand je le vois coacher son équipe, ça me fait penser à moi avec mon gouvernement. Sauf que ses hommes, ils ont un vrai esprit d'équipe, une vraie cohésion et surtout une vrai discipline. Ils l'écoutent. Lui, il a pas besoin d'aller sur le terrain pour récupérer les ballons, placer des drops et marquer des essais à leur place... Regardez et faites vous une idée vous-même, vous ne trouvez pas des similitudes ?


dimanche 15 juillet 2007

Le défenseur des opprimés

Après une météo dégueulasse depuis mon élection, le premier vrai week-end d'été aura été merveilleux, un ciel bleu UMP, un soleil qui travaille plus pour gagner plus, un air tiède sous l'effet des rayons tant attendus ...

Un temps idéal pour la mise en pratique de ma rupture dans l'organisation de ce rite républicain. Autant de chance, c'est à se demander si, à nouveau ...

Non. Maintenant elle se tient à carreau. Et je lui ai fait la cour en direct devant les caméras, sur le perron de l'Elysée en la complimentant, elle et sa fille. Je crois que je vais y arriver, à la reconquérir. Faut dire que le pouvoir que j'ai désormais entre les mains, ça aide. C'est un attribut de séduction décisif... Je lui ai même trouvé un stage au Quai d'Orsay...

Saloperie de canard à l'orange, il va falloir que je trouve un moyen pour le bouffer celui-là, dommage que ce soit l'un des seuls médias qui n'appartienne pas à mes potes ou qui soit sous mon contrôle. A cause de ces journaleux, ma p'tite puce a du rendre sa carte de crédit...

Ils ont beau jeu de prendre au mot les foutaises que j'ai pu exprimer durant ma campagne : «république irréprochable», ne me dites pas qu'ils sont assez niais pour vraiment y croire ? Non c'est seulement pour m'emmerder et me marquer à la culotte...

Heureusement, le canard est l'une des rares exceptions. Le reste des médias est au pas cadencé sous le contrôle de mes amis, sous la surveillance de mes gardes-chiourmes ou encore tout simplement auto-discipliné, faisant preuve d'excès de zèle et d'auto-censure pour me plaire, sans compter ma reprise en main du service public de l'audiovisuel, où un grand ménage était nécessaire.

Que les sociétés de journalistes grognent, ça ne me fait ni chaud ni froid, la caravane présidentielle passe, ils ne font pas assez de bruit face à mon rouleau compresseur.

Mes grandes réformes sont désormais en marche. Je vous reparlerais prochainement de mon projet pour les institutions, mais celle qui est en déjà en très bonne voie, c'est mon choc fiscal.

Avec mon bouclier, moi, le candidat du pouvoir d'achat, je me devais de protéger les forces vives de mon pays. Celles qui ont du fuir nos contrées , harcelées parce qu'ils sont des Winners, pour ne pas être opprimés et contraints de verser des sommes phénoménales au titre de quoi ? D'un impôt de solidarité ? Comment peut-on associer ces deux maux ?

C'est empreint d'une compassion concernée que j'ai su tendre les bras à ces parias injustement malmenés, en effaçant leurs fautes au regard de cette loi fiscale injuste et en agissant de façon volontariste pour enfin renforcer leur pouvoir d'achat. Qui a dit que les fautes n'étaient plus pardonnées ? J'ai la grâce sélective.

Quand, durant la campagne, je disais «La France, tu l'aime ou tu la quitte», je ne parlais pas d'eux. Je sais bien qu'ils l'aiment notre beau pays. Mais, tout comme moi, il placent les finances en premier lieu, la patrie vient après. Je ne peux qu'être compréhensif, nous sommes fait du même bois.

La piétaille qui m'a porté là où je suis désormais, qui m'a fait la courte-échelle pour ma dernière marche, c'est-elle qui va le subir le choc fiscal, et sans bouclier. En pleine face elle va se le prendre. Comment vouliez vous que je finance autrement mes appâts, ces cadeaux fiscaux pour notre diaspora financière française ?

J'ai bien tenté de me donner un peu de marge de manoeuvre en allant défendre, à Bruxelles, au culot, devant l'Union Européenne la révolution politique que j'enclenche en France. Mais ils n'ont rien voulu entendre. Ils sont restés sur les engagements actés précédemment, en avril 2007, avec le précédent gouvernement. 2010. Pas de délai supplémentaire...

Ma ministre en charge de cette réforme fondamentale, Christine, est véritablement l'un de mes meilleurs atouts dans ce gouvernement, dont l'image fait encore illusion, mais qui de l'intérieur, quand on les connait et qu'on les voit à l'oeuvre, fait fortement figure de pieds nickelés...

Que ce soit dit, elle ne tardera pas à remplacer mon ombre à Matignon.

mardi 3 juillet 2007

Le bouclier élyséen

C'est quand même dingue. Les médias et les quelques débris qui restent de l'opposition en seraient presque à me reprocher d'être partout, de m'occuper de tout. Certains imaginent même que j'aurais un jumeau, ce qui expliquerait mon omniprésence, c'est dire.

Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. L'important pour moi, ce sont les français. Je crois qu'ils portent un autre regard, plus positif, sur ma démarche.

Dans un précédent post, il est vrai, je vous avait confié la vocation essentiellement "communicante" de mon gouvernement, taillé pour plaire au microcosme médiatique.

Un gouvernement d'affichage, mis sous tutelle de ma garde rapprochée Elyséenne, chacun étant marqué à la culotte par mes proches collaborateurs.

Mon fidèle ectoplasme, qui a fait son discours de politique générale aujourd'hui devant les députés, étant lui même sous mon contrôle direct et celui du Vice-Président, ...euh... , du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. François est très bien, malléable à souhait, mais trop influençable. Lui aussi doit être chaperonné.

Je ne sais pas vraiment déléguer. Pour tout dire, je ne veux pas partager mon pouvoir. Surtout pas avec eux. Je les connais bien. J'ai longtemp baigné dans le marigot dans lequel ils trempent.

Pour le moment ils sont tout sucre et tout miel, reconnaissants envers moi de les avoir porté à la victoire mais très vite, ils vont se retourner, leurs instincts reprendront le dessus et ça va à nouveau être le bordel.

C'est pour cela que dès maintenant, au seuil de mon premier mandat présidentiel, je bétonne mes fortifications, je place mes défenses autour de ma citadelle, je verrouille la place forte du pouvoir, l'Elysée, je m'assure de ma mainmise et de mon emprise totale sur l'ensemble des prérogatives de mon mandat, allant même, dans ma pratique de la Constitution, jusqu'à mordre au delà des limites qu'elle me fixe. Quelle importance ? si je veux, je la change !

Que les résidus du pouvoir chiraquien, retranchés au Conseil Constitutionnel essaient de m'en empêcher, j'ai désormais la haute main sur l'avenir de leur mentor...

mercredi 27 juin 2007

La chambre d'enregistrement

Chers lecteurs, je vous présente toutes mes excuses. Cela fait une semaine que je n'ai rien publié ici, foulant ainsi au pied ma volonté de partager avec vous ma nouvelle vie.

Je n'arrête pas. Rien que le week-end dernier, à Bruxelles, il m'a fallu batailler durement pour obtenir un mauvais accord. Un succès dont je suis le principal artisan.

Il vaut mieux sortir de l'enlisement européen par la petite porte que d'y rester empêtré. Ah, ils m'ont donné du fil à retordre ces polonais. Dieu sait pourtant toutes les promesses que je leur avait fait, en préliminaire, pour qu'ils soient plus souples.

Je passe d'un dossier à l'autre et c'est véritablement très prenant. Je ne suis pas seulement le chef de l'Etat et le chef du gouvernement, je suis aussi le gouvernement. Mes ministres n'ont d'autres vocations que de rassurer et de plaire à la sphère médiatique.

Heureusement que mon statut présidentiel fait, par la Constitution, que je suis juridiquement irresponsable. Je n'aurai pas de temps à consacrer à une procédure judiciaire si par malheur j'étais accusé de disposer d'une trentaine d'emplois fictifs au sein de mon Conseil des Ministres.

De toutes manières, après un examen attentif, l'on verrait bien que je les fait un peu travailler. Enfin presque tous. Oui, c'est vrai, pour Fillon ce serait moins évident pour prouver un travail effectif.

Mais comprenez-moi, quand même, vous avez vu le désastre qu'il a causé la seule semaine où je lui ai laissé les rênes ? Celle du second tour des législatives. Non. je ne peux décemment pas prendre à nouveau le risque. Ce n'est pas lui qui en subirait les conséquences, mais vous et moi.

Je crois que le mieux serait de le renvoyer dans la Sarthe, chez sa mémé, une femme charmante, qui manie le patois sarthois avec virtuosité.

Il faut que je fasse vite une réforme constitutionnelle pour ramener nos institutions d'un exécutif bicéphale à ma seule caboche. Encore du boulot !

Fort heureusement, mon Parlement est désormais prêt à fonctionner pour servir efficacement de chambre d'enregistrement à mes projets de Loi. Un écueil cependant reste à évacuer, l'opposition parlementaire et son leader charismatique, le Raffarin à tête cendrée du Poitou.

Heureusement que j'avais un hochet à lui proposer pour le faire taire.

mercredi 20 juin 2007

Une télévision publique à mon image

Mieux que TF1 ! Je ne croyais pas que l'on pouvait le faire. C'était très difficile. Je l'ai rêvé, John-Paul l'a fait... Bravo, et surtout, merci !

Il va falloir que je songe a donner une meilleure visibilité a cette «Télé Libre» qui sait si bien mettre en valeur ma vision de la société et qui dresse un portrait si attendrissant et si authentique des français qui m'ont portés au pouvoir.

John-Paul, je te fais un appel du pied en toute transparence, devant les français, en pleine cohérence avec ma stratégie d'ouverture. Je te propose la direction de France Télévision.

Mais attention, pas pour une gestion «pépère», «au fil de l'eau». Non. Je te demande de la réformer en profondeur. Comme ta «Télé Libre» a si bien su l'exprimer dans le reportage qui suit, je veux qu'elle exalte pleinement mes valeurs, mon combat, ma grandeur...

Je sais que tu saura mater avec brio la résistance crypto-communiste qui se cache au sein des rédactions régionales de France 3, eux qui m'ont tant maltraité durant la campagne. Ma télé, c'est toi qui la construira !

Réponds moi vite !

lundi 18 juin 2007

Tout est sous contrôle

Mon plan se déroule comme je l'avais prévu, enfin presque.

Juppé, je l'avais mis là pour rassurer, particulièrement mes "amis" chiraquiens. Mais je comptais bien m'en débarasser rapidement.

Vous pensiez sérieusement que j'étais assez fou pour placer directement à mes cotés, dans les places d'honneur de mon gouvernement, le seul gars à droite susceptible de me faire de l'ombre ?

Comme ça, je m'en débarasse l'air de rien, grace à ma règle débile du "ministre député", règle taillé exprès pour lui.

Juppé c'est réglé, maintenant il me reste à trouver une chausse-trappe efficace pour Alliot-Marie. Comptez sur moi...

On se moquait de moi concernant ma stratégie d'ouverture à gauche. Mais les résultats d'hier soir l'ont démontré, j'étais dans le vrai. La stratégie a été payante, j'ai touché le jackpot, 50 députés socialistes en bonus dans mon escarcelle.

J'ai quand même failli me laisser déborder par l'ampleur de mon succès. Avec une vague aussi importante que celle qu'annonçaient les résultats du premier tour, c'est la boite à conneries qui risquait de s'ouvrir.

Une majorité trop large cela aurait été ingérable pour moi, avec des bourrins à la pelle, des abrutis en chapelets et des godiches par paquets.

Ce serait parti dans tous les sens. Je n'ai pas de temps à perdre à gérer la garderie parlementaire.

Déjà que dans mon propre gouvernement c'est en train de partir en sucette avec le numéro de duettistes de François et de Jean-Louis, mieux que Stan Laurel et Oliver Hardy. Une équipe de choc !

Je leur laisse la main une semaine et ils me saccagent le tour de force plébiscitaire que j'avais mis si longtemps à construire. L'un avec ses gaffes, sa méconnaissance des dossiers et son manque de sérieux et l'autre par sa condescendance, sa vanité et son immodestie bouffite.

Bon, faut que je vous laisse. C'est pas tout, mais je suis pas couché, moi. Je vous prépare un choc fiscal pour mercredi. N'oubliez pas de mettre votre protège-dents.

J'attendais avec impatience la fin du cycle électoral. Moi et mon équipe on va enfin pouvoir vraiment se lâcher... The show must go on !